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lundi 6 mai 2013

Le cycle des âmes déchues T1 - Le mal en la demeure écrit par Stéphane Soutoul

Genre: Bit lit
Nombre de pages: 144
Date de parution: 07 Juin 2010
Prix support papier: 11€90
Prix format numérique: 4€99


Résumé:
Sur les terres reculées du domaine de Kreuzburg, une ombre étend son influence maléfique jusqu'entre les murs du manoir Kraemer. Afin de préserver les siens d'une menace plus funeste encore que la mort, le maître des lieux n'a d'autre recours que demander l'assistance d'experts en vampirisme. En ce crépuscule du XIXe siècle, la famille de Lacarme, un clan issu d'une longue lignée d'érudits en occultisme et surnaturelle, fait figure de référence dans la chasse aux nosferatus. Lorsque Gerald de Lacarme arrive en Allemagne, il est cependant loin de se douter de la sombre aventure qui l'attend. Car le mal qu'il est censé combattre rôde déjà dans les couloirs de la demeure, insidieux, impie… Surtout, il y a la belle Marion Kraemer, si mystérieuse, qui lui chavire le cœur à en perdre la raison. Partagé entre ses tendres sentiments et l'importance cruciale de sa mission, le jeune homme va s'immerger dans le plus terrifiant des cauchemars…


Mon avis :

Premier point sur la couverture : 
Je dois dire que malheureusement, elle ne me convainc pas du tout. Si j'aime les couleurs et les atmosphères un peu sombres, cette couverture manque de charisme et ne colle pas du tout à ce qu'il y a à l'intérieur du livre, c'est dommage ! 
Heureusement que le résumé qui est sur la quatrième de couverture donne envie d'aller plus loin et de découvrir ce roman.

Un petit résumé de l'histoire :
Gérald est un chasseur de vampires, un jour, il est appelé au manoir de Kreuzburg en Allemagne, pour aider la famille Kraemer à trouver quel mal ronge leur demeure. Lorsqu'il arrive dans cette maison, les propriétaires ont déserté les lieux, mais les domestiques ainsi que leurs deux filles y sont, quant à eux, bien présents.
Gérald découvre un peu tardivement et totalement par hasard que Marion, la fille aînée de cette famille est une vampire. Celle-ci a souhaité être transformée pour sauver sa sœur jumelle Charlotte, malade et aux portes de la mort.
Le plan de Marion va-t-il fonctionner ?
Et Gérald va-t-il laisser la jeune femme aller jusqu'au bout de ses idées ?

Mes ressentis:
Les premiers chapitres ne m'ont pas particulièrement séduit, je pense que j'ai eu du mal à m'identifier à cet univers et ces personnages. Mais avec un peu de persévérance et en avançant dans ma lecture, j'ai trouvé que l'histoire évoluait et devenait plutôt intéressante. 
Au ¾ du livre, j'étais à fond dans ce roman. J'ai vraiment adoré ce que je lisais et puis à l'épilogue mon enthousiasme est complètement retombé. Voilà en quelques mots mes ressentis pour ce roman. 
En tout cas, il ne m'a pas laissé indifférente, c'est déjà ça !

J'ai eu l'impression de lire une nouvelle. C'est un roman qui se lit très vite. J'ai malheureusement trouvé que certains passages sont vraiment trop longs et ne servent pas à grand-chose et pourtant, à mes yeux, il m'a manqué plein de choses, de détails. J'aurais aimé faire plus ample connaissance avec Charlotte et Marion, car finalement, on ne connaît pas grand-chose sur elles. J'aurais aimé un texte plus développé et j'avoue que je reste un peu sur ma faim, malgré le fait qu'il y a dans les derniers chapitres, de l'action, du suspense et ces passages là, j'ai adoré. J'ai lu cette partie avec beaucoup de plaisir.
Puis est arrivé l'épilogue et là, je suis retombé de mon petit nuage. J'ai clairement détesté cette dernière partie et pour le coup, je reste sur une impression négative.
Bref...
Je suis très contente d'avoir lu et découvert la plume de Stéphane Soutoul que j'ai trouvée vraiment très agréable. 
Je dirais que ce premier tome n'est pas extraordinaire, il ne donne pas particulièrement envie de se plonger dans la suite, mais puisque j'ai le troisième tome en service presse, je vais continuer de découvrir cette série et voir si elle me réserve une bonne surprise !

Lily


EXTRAIT:
Comprendre pourquoi son père l’avait choisi lui plutôt que son frère Paul, pourtant bien plus expérimenté pour ce genre d’affaire, ne cessait d’obséder l’esprit du jeune homme. Il se demandait quelle raison l’avait poussé à accepter cette mission lorsque soudain, les bribes étouffées d’une douce mélopée vinrent le tirer de ses réflexions. Gérald vit le majordome faire halte devant une large porte en bois de pin ciré. Tout en jetant un bref regard dédaigneux en direction de l’invité patientant à ses côtés, le domestique frappa deux coups d’une rudesse à son image et attendit une réponse avant de tourner la poignée.
— Oui, entrez ! répondit avec clarté une voix d’une féminité cristalline.
Renfrogné, l’accompagnateur poussa la porte avec une prudence empreinte d’un certain respect. Serrant toujours fermement l’anse du bagage, il se posta ensuite en retrait afin de libérer le passage. Gérald, qui essayait de se départir de la mauvaise impression instillée par le majordome indélicat dès son arrivée, pénétra sans attendre davantage dans la pièce où l’attendait son hôte.
Il se retrouva alors dans une somptueuse salle de lecture aux allures de bibliothèque richement garnie, avec comme touche d’originalité un piano à queue qui trônait en son centre. Assise sur un petit tabouret d’époque, une jeune femme effleurait de ses doigts sveltes les cordes d’une magnifique harpe devant l’unique fenêtre des lieux. La chevelure de la musicienne était d’une blondeur ondoyante, semblable à celle de quelques divines ingénues.
Pour la première fois depuis bien longtemps, le cœur de Gérald ne put retenir un émoi certain devant la beauté rayonnante d’une demoiselle. Sans se soucier de son invité, la jeune dame continuait à laisser glisser ses mains fines sur les cordes translucides de l’instrument. À la voir ainsi s’adonner tout entière à sa musique, les paupières closes, elle incarnait à la perfection les poupées que l’on trouvait parfois dans certaines vitrines de magasins pour enfants. Une poupée au teint de porcelaine, d’une blancheur telle que l’ivoire le plus pur ne pouvait paraître que terne en comparaison.
L’air interprété par la jeune femme était inconnu à Gérald, pourtant mélomane averti. De l’intonation délicate de chaque note s’élevait une profonde tristesse, presque palpable. Un concentré d’émotions diverses qui trouvait par le biais de la harpe un moyen d’exutoire. Seule une âme renfermant un bien lourd fardeau pouvait être capable de jouer une musique emplie d’une telle mélancolie. Le jeune homme n’osait bouger ni expirer ne serait-ce qu’un soupir. Se fondant dans l’intimité confortable de la petite salle de lecture, une main dans son dos et l’autre tenant son chapeau, il se contenta d’écouter l’expression de la fibre artistique de son hôtesse.
La mélodieuse musique finit par cesser au bout de quelques minutes. Le majordome en avait profité pour s’éclipser sans se faire remarquer. Gérald se trouvait donc seul en compagnie de la joueuse de harpe. Étrangement, cette idée était loin de lui déplaire, bien au contraire.
La demoiselle se leva alors pour s’approcher de son invité. Chacun de ses mouvements gracieux s’accompagnait des froufrous de la longue robe à corset qu’elle portait.
— Monsieur Edmond de Lacarme, je présume ? demanda par politesse la jeune femme bien que de toute évidence elle connaissait déjà la réponse.
— Je suis son fils Gérald, mademoiselle ! s’empressa de rectifier l’intéressé. Mon père souffrant n’a, hélas, pas pu venir lui-même. Je m’efforcerai de le remplacer du mieux que je le pourrai.
Un sourire qui trahissait un amusement contenu se dessina sur les lèvres carmin de la maîtresse des lieux. La nouvelle de l’indisposition du père de Gérald ne semblait pas l’affecter le moins du monde.
— J’espère sincèrement que sa santé se rétablira au plus vite, se contenta-t-elle de formuler avec laconisme. Le principal est que vous ayez pu venir.
Sur ces mots, elle tendit sa main gracile en direction de son invité.
— Marion Kraemer, se présenta-t-elle tandis que Gérald s’inclinait pour lui donner le baisemain. Je suis l’une des deux filles de Hans Kraemer. Ma sœur et moi sommes actuellement seules au manoir. Mes parents se sont absentés pour une durée indéterminée.
Cette nouvelle inattendue ne manqua pas de contrarier Gérald.
— Ceci est bien regrettable, ne put s’empêcher de faire remarquer ce dernier. Vous n’êtes pas sans savoir que ce sont des affaires de la plus haute importance qui m’ont mené auprès de vous. Monsieur votre père a requis l’aide de ma famille sans toutefois en mentionner clairement la raison. Je ne vous cache point que j’espérais qu’il m’en dirait davantage sur le… problème qui de toute évidence semble lui tenir à cœur.

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