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vendredi 22 novembre 2013

Les gens heureux lisent et boivent du café écrit par Agnès Martin-Lugand

Auteur: Agnès Martin-Lugand
Genre: Contemporain
Nombre de pages: 256
Date de sortie: 06/06/2013
Prix support papier: 14€95
Prix format numérique: 2€99
ISBN: 978-2749919980
Editions: Michel Lafon



Synopsis:

Diane a perdu brusquement son mari et sa fille dans un accident de voiture. Dès lors, tout se fige en elle, à l'exception de son coeur, qui continue de battre. Obstinément. Douloureusement. Inutilement. Egarée dans les limbes du souvenir, elle ne retrouve plus le chemin de l'existence. C'est peut-être en foulant la terre d'Irlande, où elle s'exile, qu'elle apercevra la lumière au bout du tunnel. L'histoire de Diane nous fait passer par toutes les émotions.
Impossible de rester insensible au parcours tantôt dramatique, tantôt drôle de cette jeune femme à qui la vie a tout donné puis tout repris, et qui n'a d'autre choix que de faire avec.

« Ils étaient partis en chahutant dans l’escalier. […] J’avais appris qu’ils faisaient encore les pitres dans la voiture, au moment où le camion les avait percutés. Je m’étais dit qu’ils étaient morts en riant. Je m’étais dit que j’aurais voulu être avec eux. »

Mon avis:
Voilà un autre immense coup de cœur du mois de novembre, j'ai adoré, dévoré "Les gens heureux lisent et boivent du café"

Mon résumé :
Diane est une jeune trentenaire, elle a tout pour être heureuse, un mari aimant, une adorable petite fille qui se prénomme Clara et une société (un café littéraire) qu'elle vient de créer avec son meilleur ami Félix.
Mais tout va très rapidement basculer (dès les premières lignes pour être exact), Colin et Clara vont avoir un accident de voiture et y laisseront malheureusement la vie.
Diane va alors tomber dans une spirale, malgré l'aide de Félix, elle ne va pas réussir à faire son deuil.
Un an après le décès des deux grands amours de Diane, cette dernière est toujours aussi désemparée.
Elle décide de fuir son quotidien, ses amis et sa famille et de s'envoler pour l'Irlande, dans l'idée, non pas de se reconstruire, mais au contraire de se retrouver seule face à ses souffrances.
Ce voyage va réserver à Diane de belles rencontres, de grandes émotions et surtout cela va lui permettre de prendre un nouveau départ, mais vous allez voir, vous allez être très surpris !

Mes ressentis :
Dès les premières lignes, j'ai eu la gorge serrée, ce que je peux dire, c'est que les émotions ont été omniprésentes lors de ma lecture.
J'ai été complètement émue par le combat de Diane, par son histoire et par sa personnalité.
L'amour qu'elle porte à son mari et à sa fille est tellement fort qu'on ne peut que le ressentir. Sa tristesse, son désarroi et sa douleur sont extrêmement bien expliqués et ça rend toute cette histoire tellement réaliste !

Les personnages :
Chaque personnage a une personnalité intense, j'ai beaucoup aimé Félix, son extravagance, sa sympathie...
Je n'en dis pas plus sur Diane, à vous de la découvrir ;)
Quant aux autres, Edward, Judith, Abby, Jack... Comment ne pas les aimer ? Ce sont des gens tellement aimants et généreux, cela fait presque rêver et ça donne envie de prendre le premier avion pour aller vivre en Irlande !

L'auteur :
J'ai découvert une très bonne auteure à travers ce livre, je suis ravie qu'Agnès Martin-Lugand, écrit son deuxième livre, j'aie vraiment hâte de le lire et de voir s'il me plaît autant !
Sa plume est juste magnifique, elle a une façon d'écrire qui est unique.
Si vous voulez en connaître un peu plus sur cette auteure, vous pouvez écouter son interview qui est très intéressante (je vous ai mis le lien ci-dessous).

Pour conclure :
« Les gens heureux lisent et boivent du café » fait clairement partie de mes plus belles lectures, j'ai adoré du début à la fin.
Une lecture contemporaine que je vous conseille fortement !
Angélique
Extrait:
– 1 ––
Maman, s’il te plaît ?
– Clara, j’ai dit non.
– Allez, Diane. Laisse-la venir avec moi.
– Colin, ne me prends pas pour une imbécile. Si Clara vient avec toi, vous allez traîner, et on partira en vacances avec trois jours de retard.
– Viens avec nous, tu nous surveilleras !
– Certainement pas. Tu as vu tout ce qu’il reste à faire ?
– Raison de plus pour que Clara vienne avec moi, tu seras peinarde.
– Maman !
– Bon, très bien. Filez ! Oust ! Je ne veux plus vous voir.
Ils étaient partis en chahutant dans l’escalier.J’avais appris qu’ils faisaient encore les pitres dans la voiture, au moment où le camion les avait percutés. Je m’étais dit qu’ils étaient morts en riant. Je m’étais dit que j’aurais voulu être avec eux.Et depuis un an, je me répétais tous les jours que j’aurais préféré mourir avec eux. Mais mon cœur battait obstinément. Et me maintenait en vie. Pour mon plus grand malheur.Vautrée sur mon canapé, je fixais les volutes de fumée de ma cigarette, quand la porte d’entrée s’ouvrit. Félix n’attendait plus mes invitations pour venir chez moi. Il débarquait comme ça, sans prévenir ou presque. Il venait tous les jours. Quelle idée avais-je eue de lui laisser un double des clés ?Son entrée me fit sursauter, et ma cendre s’échoua sur mon pyjama. D’un souffle, je l’envoyai au sol. Pour ne pas le voir entreprendre son ménage quotidien, je partis dans la cuisine me recharger en caféine.À mon retour, rien n’avait changé de place. Les cendriers débordaient toujours ; les tasses vides, les boîtes de plats à emporter et les bouteilles jonchaient encore la table basse. Félix était assis, les jambes croisées, et me fixait. Le voir avec cet air sérieux me décontenança une fraction de seconde, mais ce qui me surprit le plus, c’était sa tenue. Pourquoi était-il en costume ? Qu’avait-il fait de son éternel jean troué et de ses tee-shirts moulants ?
– Où vas-tu comme ça ? Un mariage ou un enterrement ?
– Quelle heure est-il ?
– Ce n’est pas la réponse à ma question. Je me fous de l’heure qu’il est. Tu t’es déguisé pour draguer un golden boy ?
– Je préférerais. Il est quatorze heures, et tu dois aller te laver et t’habiller. Tu ne peux pas y aller dans cet état.
– Où veux-tu que j’aille ?
– Dépêche-toi. Tes parents et ceux de Colin vont nous attendre. On doit être là-bas dans une heure.Mon corps fut parcouru d’un frisson, mes mains se mirent à trembler, la bile me monta à la gorge.
– Hors de question, je n’irai pas au cimetière. Tu m’entends ?
– Pour eux, me dit-il doucement. Viens leur rendre hommage, c’est aujourd’hui que tu dois y aller, ça fait un an, tout le monde va te soutenir.
– Je ne veux du soutien de personne. Je refuse d’aller à cette stupide cérémonie commémorative. Vous pensez que je veux célébrer leur mort ?Ma voix chancela, et les premières larmes de la journée coulèrent. À travers le brouillard, je vis Félix se lever et s’approcher de moi. Ses bras s’enroulèrent autour de mon corps, et il m’écrasa contre son torse.
– Diane, viens pour eux, s’il te plaît.Je le repoussai violemment.
– Je t’ai dit non, tu es bouché ? Sors de chez moi ! hurlai-je en le voyant esquisser un pas dans ma direction.Je partis en courant dans ma chambre. Malgré le tremblement de mes mains, je réussis à m’enfermer à double tour. Je m’écroulai, le dos contre la porte, et repliai mes jambes contre ma poitrine. Le silence qui avait envahi l’appartement fut brisé par le soupir de Félix.
– Je repasse ce soir.– Je ne veux plus te voir.
– Fais au moins l’effort de te laver, sinon c’est moi qui te fous sous la douche.Ses pas s’éloignèrent, et le claquement de la porte m’indiqua qu’il était enfin parti.Je restai prostrée la tête dans les genoux de longues minutes, avant de poser le regard sur mon lit. À quatre pattes, j’avançai péniblement vers lui. Je me hissai dessus et m’enroulai dans la couette. Mon nez, comme à chaque fois que je m’y réfugiais, partit en quête de l’odeur de Colin. Elle avait fini par disparaître, pourtant je n’avais jamais changé les draps. Je voulais le sentir encore. Je voulais oublier l’odeur de l’hôpital, de la mort qui avait imprégné sa peau la dernière fois que j’avais enfoui ma tête dans son cou.Je voulais dormir, le sommeil me ferait oublier. *Extrait sur Calameo*
Interview d'Agnès Martin-Lugand: 

Les liens intéressants:
 ♦Le site des Editions Michel Lafon
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1 commentaire:

  1. Bonsoir,
    Je viens de le finir et j'ai du mal à savoir comment décrire ce livre. Je l'ai lu en une journée et jusqu'aux dernières pages j'y croyais. Et puis paf : déception (je n'en dis pas plus). Je viens de commencer la suite, " le vie est facile, ne t'en fait pas", je vais voir ...
    En tout cas, merci pour vos coups de coeur, j'en ai quatre à lire pendant les vacances et en général je ne suis pas déçue. J'ai hâte.
    A bientôt


    La vie est facile ne t’inquiète pas

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