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lundi 2 janvier 2017

Les sorties littéraires du 02 au 08 janvier 2017

"Le seul moyen de se délivrer de la tentation, c'est d'y céder" (Oscar Wilde)
BONNES LECTURES !!!
Ce livre, c’est un peu comme un secret que je vais dire à tout le monde. L’histoire d’un engagement que j’ai pris enfant et que je n’ai jamais oublié.
Nous sommes dans les années quarante. J’ai six ans et je n’ai jamais vu ma mère. Un dimanche de juillet, elle arrive dans une belle Citroën noire et m’emporte en dix minutes. Ma nourrice court dans la poussière blanche soulevée par la voiture et jette son tablier noir sur sa tête. Je grimpe contre la lunette arrière et je lui dis en moi-même : Je te retrouverai, je te le jure. »

De la Nouvelle-Zélande à l’Australie en passant par l’Indonésie, la Jordanie, le Chili ou les Etats-Unis, un carnet de route très rock, l’autoportrait en noir et blanc de l’auteur de Zulu, Mapuche et Condor, Caryl Férey, chantre du thriller engagé, avec qui la réalité devient fiction survoltée.

Le soir du second tour des élections présidentielles la ville s’embrase, le pire est arrivé. David se retrouve à déambuler face aux émeutes et à sa vie ratée. Mina, elle, a préféré s’embarquer sur un cargo pour les Antilles pour ne pas assister à la débâcle. Deux êtres en proie à l’impuissance d’aimer qu’une nuit de cataclysme va profondément changer. Deux voyages intérieurs qui s’entremêlent en fiévreuses et subtiles sinuosités. Eric Pessan poursuit une œuvre singulière, souvent mélancolique, explorant les liens étroits entre la vie intime et le désarroi collectif, qui empêche parfois jusqu’à la possibilité de se réinventer

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Niché au fin fond de l’Idaho, au cœur d’une nature sauvage, le refuge de Bill Reedrecueille les animaux blessés. Ce dernier y vit parmi les rapaces, les loups, les pumas et même un ours. Connu en ville comme le « sauveur » des bêtes, Bill est un homme à l’existence paisible, qui va bientôt épouser une vétérinaire de la région. Mais le retour inattendu d’un ami d’enfance fraîchement sorti de prison pourrait ternir sa réputation. Rick est le seul à connaître le sombre passé de Bill, que ce dernier s’est acharné à cacher pendant toutes ces années. Pour préserver son secret et la vie qu’il a bâtie sur un mensonge, Bill est prêt à tout. Au fur et à mesure que la confrontation entre les deux hommes approche, inéluctable, l’épaisse forêt qui entoure le refuge, jadis rassurante, se fait de plus en plus menaçante… Dans le décor des grands espaces, un roman noir qui est aussi une superbe histoire de rédemption qui marque la naissance d’une nouvelle voix de la littérature américaine

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Au nord de la Finlande, un village perdu au cœur de la taïga voit se nouer le destin d’une famille. Tout commence en 1895 avec Maria, qui élève seule sa fille et à qui la profession de sage-femme assure une certaine indépendance. Dans l’ombre de sa mère, Lahja cherche quant à elle à s’affirmer en réalisant son rêve : fonder un foyer. Mais Onni, l’homme qu’elle a choisi, revenu de la guerre en héros, cache un secret qui compromet toute promesse de bonheur. Des décennies plus tard, en s’installant dans la maison familiale, Kaarina, leur belle-fille, va faire tomber silences et non-dits transmis de génération en génération... À travers la voix de ses quatre personnages, Tommi Kinnunen réussit une fresque intimiste bouleversante, véritable portrait de la société finlandaise au XXe siècle. Élu meilleur livre 2014 par le Finnish Grand Journalism Prize, ce premier roman remarquable révèle un immense talent

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Texte antérieur à l’écriture de la Recherche, Journées de lecture fut composé, dans sa première version, comme une préface à un ouvrage de l’auteur anglais John Ruskin. Y éclôt toutefois une poétique infiniment singulière, Marcel Proust esquissant là sa propre conception de l’expérience de lecture, et avec elle, déjà, de celle du temps qui passe. «Ce qui diffère essentiellement entre un livre et un ami, ce n’est pas leur plus ou moins grande sagesse, mais la manière dont on communique avec eux…»

Thya est la fille de Gnaeus Sertor, général romain et héros de l’Empire. Mais Thya est aussi une Oracle, peut-être la dernière élue capable de démêler les fils de l’avenir. Elle est donc contrainte de se cacher en Gaule, au fin fond de la forêt d’Aquitania car, à Rome, comme partout ailleurs dans l’Empire, les chrétiens règnent en maîtres et font impitoyablement la chasse aux adorateurs des dieux anciens. Mais lorsque son père est laissé pour mort par des Pictes, Thya n’a plus d’autre solution que de fuir vers le nord pour suivre une étrange vision dans laquelle son père est toujours en vie. Premier tome de la trilogie La voie des Oracles, Thya confirme qu'Estelle Faye compte désormais parmi les auteurs de fantasy à suivre. Le roman a d’ailleurs reçu, dans la catégorie «Jeunesse», le prix Imaginales et le prix Elbakin en 2015

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Naples, années soixante. Le soir de son mariage, Lila comprend que son mari Stefano l’a trahie en s’associant aux frères Solara, les camorristes qui règnent sur le quartier et qu’elle déteste depuis son plus jeune âge. Pour Lila Cerullo, née pauvre et devenue riche en épousant l’épicier, c’est le début d’une période trouble : elle méprise son époux, refuse qu’il la touche, mais est obligée de céder. Elle travaille désormais dans la nouvelle boutique de sa belle-famille, tandis que Stefano inaugure un magasin de chaussures de la marque Cerullo en partenariat avec les Solara. De son côté, son amie Elena Greco, la narratrice, poursuit ses études au lycée et est éperdument amoureuse de Nino Sarratore, qu’elle connaît depuis l’enfance et qui fréquente à présent l’université. Quand l’été arrive, les deux amies partent pour Ischia avec la mère et la belle-sœur de Lila, car l’air de la mer doit l’aider à prendre des forces afin de donner un fils à Stefano. La famille Sarratore est également en vacances à Ischia et bientôt Lila et Elena revoient Nino. Le nouveau nom est la suite de L’amie prodigieuse, qui évoque l’enfance et l’adolescence de Lila et Elena. Avec force et justesse, Elena Ferrante y poursuit sa reconstitution d’un monde, Naples et l’Italie, et d’une époque, des années cinquante à nos jours, donnant naissance à une saga romanesque au souffle unique.

À 17 ans, Lionella, d’origine italienne, ne vit que pour le violoncelle, ce qui la distingue des autres adolescents de Seraing, la ville où elle habite en Belgique. Elle peine toutefois à trouver le morceau qui la démarquerait au prochain grand concours Arpèges. Jusqu’au jour où son meilleur ami lui apporte un coffret en métal, déniché dans une brocante. Lionella y découvre un journal intime, une médaille coupée et... une partition pour violoncelle qui ressemble étrangement à une sonate de Vivaldi. Elle plonge alors dans le destin d’Ada, jeune orpheline du XVIIIe siècle, pensionnaire de l’Ospedale della Pietà, à Venise, dans lequel "le prêtre roux", Antonio Vivaldi, enseignait la musique à des âmes dévouées. Entremêlant les époques avec brio, ce premier roman vibrant nous fait voyager à travers la Sérénissime, rencontrer l’un des plus grands compositeurs de musique baroque, et rend un hommage poignant à ces orphelines musiciennes, virtuoses et très réputées au XVIIIe siècle, enfermées pour toujours dans l’anonymat

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Maintenu en parfait état de conservation par les eaux glaciales de la mer du nord, repêché par un chalutier, puis décongelé, Napoléon Bonaparte revient à la vie au moment des attentats djihadistes de Paris, juste à temps pour sauver le monde...

« Encore aujourd’hui, il m’est difficile d’expliquer comment notre relation s’est développée si rapidement, et de quelle manière L. a pu, en l’espace de quelques mois, occuper une place dans ma vie. L. exerçait sur moi une véritable fascination. L. m’étonnait, m’amusait, m’intriguait. M’intimidait. (…) L. exerçait sur moi une douce emprise, intime et troublante, dont j’ignorais la cause et la portée. » D. de V.

Un livre inspirant et réconfortant qui retrace les aventures de quatre jeunes filles à la recherche de leur place dans le monde. L'auteur, Siobhan Curham, y célèbre l'amitié en mettant en scène des protagonistes qui se ressemblent tout en ayant chacune leur singularité. Ambre, l'héroïne de ce premier tome, court après l'excitation et l'aventure. Mais pas facile de s'intégrer au collège quand il faut assumer d'avoir deux papas et que la vie à la maison n'est pas de tout repos. Inspirée par Oscar Wilde, Ambre se dit qu'il doit bien y avoir, parmi les millions de personnes qui vivent Londres, quelqu'un qui se sente comme elle - d'autres rêveurs solitaires ? -. Après la rencontre fortuite de Maali, Sky et Rose, Ambre réunit très vite les trois filles pour former le Moonlight Dreamers. Il est grand temps pour elles de poursuivre leurs rêves, et quoi de mieux pour les atteindre que le soutien de ses amis?

Deux histoires d’amour parallèles, dans les années 1950 et de nos jours, liées par la figure d’une auteur culte inspirée de Clarice Lispector, qui viennent illuminer les zones d’ombre du mensonge et de la vérité, du talent et de la médiocrité, de la consécration et de l’oubli.

Bernard a appris au cours de sa vie l'art si singulier de la taxidermie. Réinventer la vie, le mouvement, l'harmonie, collectionner ou sauvegarder l'apparence, la mémoire d’une créature aimée, en refuser la perte et effacer l'absence, mais ce n’est pas tout. Qu'avait-il trouvé dans ce métier si rare qui l'ait tant consolé, voire réenchanté ? Sur le point de quitter ce monde, Bernard va choisir une fois encore d'en maîtriser la scénographie.

En 1997, Robert Lubisch vide la villa familiale à la suite du décès de son père, un riche industriel qui a fait fortune dans les années d’après-guerre. Parmi ses papiers, il trouve une carte d’identité SS au nom d’un inconnu et la photographie d’une très belle femme. Quel est le rapport avec son père ? Lui, l’homme si parfait, si lisse, avait-il des secrets à cacher ? Au fil de ses recherches, Robert sent qu’il a réveillé un démon assoupi depuis la guerre et que l’histoire de son père est bien plus trouble qu’il l’a toujours pensé. Sans clichés ni leçons d’histoire, un polar passionnant sur l’influence et les dégâts du national-socialisme sur un groupe de jeunes adultes pris dans la tourmente de l’Histoire. Un scénario à la croisée du roman historique, du thriller et de l’histoire familiale. Alexandre Bollengier, L’Est républicain.

Après vingt ans de silence, un homme s'apprête à retrouver l'ami avec lequel il a tout partagé à l'époque de ses études à Paris, l'ami qu'il a trahi et qu'il n'a pas revu. Une méditation très cinématographique sur l'espace et le temps qui semble poser comme centre de gravité de toute existence, fatalement, le premier amour.

En 1936, Kee-Chung remporte le marathon aux Jeux Olympiques de Berlin sous les couleurs du Japon. Le jeune Coréen, dont le pays a été annexé, a dû courir sous les couleurs de l'ennemi.

Après avoir été grièvement blessé dans une fusillade, l'inspecteur Jack Lennon voit sa vie partir à la dérive. Un jour, Rea Carlisle, une ex fiancée, vient lui demander de l'aide: elle a découvert un étrange album relatant des meurtres au domicile d'un oncle qui vient de se suicider. L'album disparaît au moment où Rea s'apprête à rencontrer Jack Lennon. Quelque temps plus tard, c'est Rea qui est assassinée. Jack devient le principal suspect... Nicolas et Victoire tombent amoureux. Après l’insouciance des études, vient le premier appartement, le premier salaire, le premier lave-linge. Mais cette vie si satisfaisante, peu à peu, ne remplit pas ses promesses. Rien n’arrive et rien ne leur arrive. Ils n’ont pas envie de changer le monde, ils n’ont pas les idéaux et les paradis artificiels de leurs parents. Leur rendez-vous avec l’histoire, ils le vivront à travers la télévision avec l’arrivée de Loft Story. Ils sont surdiplômés, sous-employés et ils étouffent. L’érosion des sentiments, le poids des habitudes les submergent. Dans les couloirs du métro ils rêvent de campagne, de voyages, de liberté. Ils voudraient toucher du doigt quelque chose de plus grand qu’eux ou simplement le sentiment d’exister. L’arrivée de Ptolémée, le chat, leur donne un temps seulement, un sentiment de plénitude. Presque ensemble raconte avec humour, ironie, dérision, et mélancolie l’aventure du couple des années 2000 et dresse le portrait d’une époque où être ensemble « pour de vrai » relève de l’exploit, où les choses semblent se diluer en permanence et où pourtant l’urgence de donner un sens à sa vie, à son histoire d’amour, aux événements n’a jamais été aussi forte.

« Elle n’a pas le choix, elle doit partir. À Santa Cruz, tout est fermé, plus rien ne circule, l’argent, les gens, même les fruits pourrissent sur les arbres. Les femmes partent les unes après les autres, de plus en plus loin. Comment trouver du travail, un logement, quand on ne connaît personne ? Ni la langue, ni les rues, ni ce qu’on mange, ni les règles ? » Née en Bolivie dans une famille indigène, Azul a grandi dans un paradis où les fruits, les fleurs, les couleurs, les goûts prospéraient. Immigrée économique, laissant mari et enfants, langue et robes indiennes, rites et prières, elle va découvrir l’Europe et ses riches propriétaires. Comment montrer à ses patronnes ce que leurs yeux ne voient pas du monde ? Comment conserver la bonté reçue dans l’enfance ?

Antoine Leiris a perdu sa femme, Hélène Muyal-Leiris, le 13 novembre 2015, assassinée au Bataclan. Accablé par la perte, il n'a qu'une arme : sa plume. À l'image de la lueur d'espoir et de douceur que fut sa lettre «Vous n'aurez pas ma haine», publiée sur Facebook quelques jours après les attentats, il nous raconte ici comment, malgré tout, la vie doit continuer.

Quand elle accourt au chevet de Garance, la fille de son ancien compagnon, Anna doit faire face à tout ce qu’elle a cru laisser derrière elle. Le foyer qu’elle a fui et la place incertaine qu’elle y a tenue pendant dix ans. Son histoire d’amour avec le «grand homme», réalisateur de renom, qu’elle a quitté pour un admirateur plus inquiétant qu’il n’en avait l’air. Les trois enfants qu’elle a «abandonnés», après les avoir aimés comme s’ils étaient les siens. Les raisons de son départ, dont elle-même a fini par douter, et les traces qu’il a laissées dans le cœur des uns et des autres. Est-il trop tard pour recoller les morceaux? Est-ce seulement souhaitable? Avec autant de vigueur que de délicatesse, Karine Reysset suit son héroïne dans sa quête d’identité et d’indépendance.

S'opposant à la volonté de son père qui veut la marier, Tidir s'engage auprès d'un groupe de femmes à Rabat, au Maroc, qui se battent pour leur émancipation et leur liberté.

« Petit, chaque fois que j’écrivais quelque chose ou faisais un dessin, j’avais besoin de le montrer à ma mère pour savoir si c’était bien. Qu’est-ce qu’elle penserait aujourd’hui de ce que je suis en train d’écrire sur elle ? Je suis inquiet. Elle doit en avoir assez qu’on parle de son mari alcoolique. Ne pas avoir envie qu’on parle d’elle, la discrète, la réservée, de ses maladies imaginaires, de sa tristesse. Va-t-elle savoir lire entre les lignes, comprendre que ce livre est une déclaration d’amour ? Que j’essaie de me rattraper, moi qui ne lui ai jamais dit que je l’aimais, sauf dans les compliments de la fête des Mères dictés par la maîtresse. Ce livre, je l’ai écrit pour la faire revivre. Parce qu’elle me manque. »

Dans les années 1990, Justine a 25 ans et rêve d’une grande histoire d’amour. Elle tombe éperdument amoureuse d’Alex, mais vingt ans plus tard c’est avec son frère, Nicolas, qu’on la retrouve mariée et mère de deux enfants. Elle vit un bonheur tranquille et sans histoire jusqu’au jour où Nicolas est licencié et que leur vie se délite. Un couple peut-il encore aujourd’hui résister à l’adversité du temps, au chômage, à l’âpreté et à la matérialité de la vie ? Après Le Bonheur national brut, fresque virtuose des années Mitterrand, François Roux poursuit la chronique de notre époque, minée par le chômage et les compromis idéologiques, avec une lucidité et une sensibilité de grand romancier. Du mariage pour tous aux récents attentats, il livre un portrait sans concession de notre société à travers l’histoire, la chute et la rédemption d’un trio amoureux.

Un jeune homme en quête d’une mère qu’il n’a jamais vue. Une veuve esseulée qui n’ose pas lui dire que ce n’est pas elle qu’il cherche. Une fille qui voit d’un très mauvais œil l’arrivée de son nouveau frère. Dans un village qui cache de nombreux secrets, ils vont malgré eux déclencher des forces qui les dépassent. Et la montagne et ses escarpements, la forêt et ses labyrinthes se trouvent être un décor bien pratique pour enfouir les drames passés et préparer ceux à venir. Un premier roman traversant les générations au cœur d’un huis-clos contraint par une nature aussi fascinante qu'impitoyable.

Vincent Galtier est vétérinaire dans une petite ville de l’Yonne, près d’Auxerre. Depuis la mort de son fils, son couple est exsangue. Seule, Marion, sa maîtresse, parvient avec peine à lui faire vivre quelques rares moments d’oubli au creux de son lit. Une nuit, alors qu’il vient de la quitter et traverse une forêt isolée pour rentrer chez lui, les passagers d’une voiture inconnue lui tirent dessus et tentent de le précipiter dans un ravin. Lorsque Vincent parvient enfin à son domicile, après leur avoir échappé de justesse, c’est pour y découvrir une scène de massacre. Mais ce n’est pas la seule qui l’attend. Le cauchemar ne fait que commencer…

« Ce qui est monstrueux n'est pas nécessairement indigne. » A. N.

Bientôt porté au cinéma avec Anthony Hopkins et Ray Liotta, un classique immédiat du roman noir américain. Dans les fins fonds désolés du Vermont, la jeune Lilian est devenue la cible de Blackway, le truand local. Son petit ami a préféré fuir, elle a décidé de rester. Bien résolue à affronter celui qui la harcèle. Alors que le shérif se révèle impuissant, Lilian se tourne vers un étrange cénacle. Sous la houlette de Whizzer, ancien bûcheron en chaise roulante, quelques originaux de la région se réunissent chaque jour dans une scierie désaffectée pour disserter en sirotant des bières. Devant la détermination de la jeune femme, Whizzer décide de l’aider en lui offrant les services de deux anges gardiens peu ordinaires : un vieillard malicieux, Lester, et un jeune garçon, Nate, plus baraqué que futé. Avec eux, Lilian se met à la recherche de Blackway dans les sombres forêts qui entourent la ville pour s’expliquer avec lui. De bar clandestin en repaire de camés, la journée qui s’annonce promet d’être mouvementée, l’affrontement final terrible. Castle Freeman Jr. manie la langue et la narration avec une virtuosité rare, faisant de ce récit intense, qui se déroule sur quelques heures, une lecture inoubliable, aussi terrifiante que drôle. Le portrait qu’il dresse d’un Vermont sauvage et désolé, de la réalité violente et criminelle des régions les plus reculées de l’Amérique, marquera à coup sûr les esprits.

Que feriez-vous si vous connaissiez le jour et l'heure exacts de votre mort ? Pour Charlie Grant, ce sera le 21 janvier à 8 heures précises, dans quatre jours. Comme ses deux meilleures amies. Et elle souhaite que ce soit l'inspectrice D.D. Warren de la police de Boston qui se charge de l'enquête. Prise par la traque d'un tueur de pédophiles, D.D. accepte à contrecœur. Mais dès qu'elle plonge dans le passé de la jeune femme, son instinct lui souffle que celle-ci ne lui a pas tout dit..

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A la Ciotat, Iris, Paul, Rébecca, Marion, Alex et Sam rentrent en Terminale. Ils se connaissent depuis la sixième. Une grande soirée organisée par Madeleine va tout faire basculer. Les différents problèmes amoureux ou familiaux des uns et des autres vont ressortir.

"Pour soigner ceux que l’on oublie trop souvent, Thomas a vécu des années dans un village perdu en Inde. Lorsqu’il apprend que la femme qu’il a autrefois quittée a eu une fille de lui, ses certitudes vacillent, et il rentre.
Il lui a donné la vie, mais il a moins fait pour elle que pour n’importe quel inconnu. Est-il possible d’être un père quand on arrive si tard ? Comment vit-on dans un monde dont on ne connaît plus les codes ? Pour approcher celle qui est désormais une jeune femme et dont il ne sait rien, secrètement, maladroitement, Thomas va devoir tout apprendre, avec l’aide de ceux que le destin placera sur sa route.
Voici la réjouissante histoire de ce que nous sommes capables de réussir ou de rater au nom de la seule chose qui compte dans nos vies."

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Alors que la Guerre de Sécession fait rage, deux fillettes que tout oppose, deux destins, vont se croiser. Au cœur de la Louisiane et de ses plantations de coton, deux fillettes grandissent ensemble. Tout les oppose. Eleanor est blanche, fille de médecin ; Eve est mulâtre, fille d'esclave. Elles sont l'ombre l'une de l'autre, soumises à un destin qu'aucune des deux n'a choisi. Dans leur vie, il y aura des murmures, des désirs interdits, des chemins de traverse. Tout près, surtout, il y aura la clameur d'une guerre où des hommes affrontent leurs frères sous deux bannières étoilées. Plus loin, dans l'Alabama, des femmes passent leur vie à coudre. Elles assemblent des bouts de tissu, Pénélopes modernes qui attendent le retour des maris, des pères, des fils partis combattre. Leurs courtepointes sont à l'image des Etats-Unis : un ensemble de morceaux tenus par un fil – celui de la couture, celui de l'écriture. Entre rêve et histoire, Dominique Fortier dépeint une Amérique de légende qui se déchire pour mieux s'inventer et pose avec force la question de la liberté. Du bon usage des étoiles : prix Gens de mer, remis lors du festival Etonnants Voyageurs à Saint-Malo (2008).

Il existe une différence fondamentale entre aimer quelqu'un et le rendre heureux. À plus de 40 ans, un mariage conjugué au passé, des enfants distants et une dépression à son actif, Diego Anastasi l'ignore encore. Sa vie ne ressemble guère désormais à une partie de plaisir. Lorsqu'il cherche du réconfort auprès de ses proches, peu nombreux sont ceux qui veulent réellement prendre soin de lui. Or, Diego aussi a souvent été aux abonnés absents quand il s'agissait d'apporter du soutien à autrui... Pour espérer voir la lumière au bout du tunnel, Diego se lance corps et âme dans sa nouvelle mission : créer le bonheur de ses proches. Le résultat est inévitable: avec la précision d'un tireur d'élite, il détruit l'existence de chacun d'eux. À moins que...

 
« Elle entend des voix familières, celles de ses frères et de sa mère, une voix familière dans une situation incongrue : son père parlant chinois. Elle entend des lamentations et des encouragements, des haussements de ton et des hésitations. Ça vit, dans ce salon. C’est délabré comme jamais, pourri, rôti, ça pue pas mal, mais ça vit vraiment, dans ce salon, et ça se mélange. Elle ne prête plus attention à ce qui est dit, elle se réjouit seulement de ces allées et venues de vibrations dans l’air, de toute cette vie contenue dans ces discours. » Janvier à Genève. Louise et ses frères ont inscrits le grand appartement familial sur un site afin d’accueillir des voyageurs pour quelques jours. Leur première invitée est Victoria, une jeune Anglaise en quête d’aventure. L’appartement se remplit au rythme des arrivées alors que dehors le climat se dégrade. Bientôt, une tempête de neige va bloquer tout le monde à l’intérieur, les forçant à s’organiser… Entre réflexion sur la décroissance et comédie enjouée, Guillaume Rihs signe un roman plein de charme et de fantaisie.

Luca, professeur de philosophie d'une cinquantaine d'années, prend chaque jour son café au comptoir de l'Alfredo, sur la Via Treviso, à Rome, en attendant le début des cours. Un matin, au hasard d'un article de journal, il retrouve un ancien amour, une femme qu'il a follement aimée puis perdue, près de trente ans auparavant. Elle était alors une star internationale, et lui, pas grand-chose. Le secret de leur liaison, dévoilé au grand jour, oblige Luca à reprendre le douloureux chemin des souvenirs...

En apparence, Jack et Grace ont tout pour eux. L'amour, l'aisance financière, le charme, une superbe maison. Le bonheur. Vous connaissez tous un couple comme celui qu'ils forment, le genre de couple que vous aimeriez connaître mieux. Vous adoreriez passer davantage de temps avec Grace, par exemple. L'inviter à déjeuner, seule. Et pourtant, cela s'avère difficile. Vous réalisez que vous ne voyez jamais Jack et Grace l'un sans l'autre. Est-ce cela que l'on appelle le grand amour ? À moins que les apparences ne soient trompeuses. Et que ce mariage parfait ne dissimule un mensonge parfait. Car pourquoi Grace ne répond-elle jamais au téléphone ? Et pourquoi les fenêtres de la chambre sont-elles pourvues de barreaux ? UN PIÈGE CRUEL ET DIABOLIQUE UN LIVRE BRILLANT ET TERRIFIANT

Cassandra Blackwell, jeune Américaine d'origine modeste, intègre la prestigieuse Université d'Oxford pour une année d'études. Trois ans plus tôt, elle a reçu de cette ville un message anonyme auquel elle n'a rien compris : " Tu ne peux pas cacher la vérité. Reviens et mets un terme à cette histoire. " À l'université, Cassie se lie avec l'élite anglaise, découvre l'atmosphère de ce lieu magique, aux boiseries séculaires et au charme gothique parfois inquiétant. Elle emménage avec la charmante Evie qui l'initie aux traditions et aux rituels immuables de l'école. Mais Cassandra n'a qu'un objectif : trouver la trace du passage de sa mère à Oxford dans les années 1990, comprendre pourquoi, enceinte, elle a fui ce paradis d'un autre temps, puis s'est suicidée quelques années plus tard, et enfin découvrir qui est son père. Grâce à Charlie, un flic local, elle apprend l'existence de " l'École de la nuit ", une société secrète fondée au XVIe siècle qui semble liée à une série de suicides au cœur du campus. Cassie approche enfin de la vérité. Une vérité sombre et terrifiante

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« Ne parle pas aux inconnus », c’est ce que Camille entend depuis l’enfance. Elle ne rêve pourtant que d’aller voir ailleurs. N’importe où plutôt que ce canapé qui menace de l’engloutir comme il engloutit déjà les kilos de sa mère, campée devant la télé. Camille vit dans un pavillon neuf, c’est joli “pavillon”, à une lettre près ça s’envole sauf que sa famille n’est pas du genre à papillonner. Perchée sur la pointe des pieds, Camille cherche une issue. Elle regarde au-delà des fumées d’usine, au-delà du Rhin, là où Eva se cache, peut-être. Depuis que son amoureuse polonaise a disparu, Camille a la nausée. Un pied dans l’enfance, un autre dans l’âge adulte, ça fout le vertige, surtout quand plus personne ne vous tient la main. Au bord du vide, elle décide de faire le grand saut et de prendre la route, pouce en l’air, vers l’est et cet inconnu qu’on lui défend d’embrasser. D’Allemagne en Serbie, de Roumanie en Hongrie, elle va, au fil des rencontres, mettre ses peurs à la porte et interroger le lointain et le proche. Un voyage dans l’inconnu au cours duquel elle croisera ces étrangers dont ses parents lui disaient de se méfier et qui tous, à leur manière, l’aideront à trouver ce qu’elle ne cherchait pas : elle-même. Qui sont vraiment les étrangers autour de nous ? Les secrets les mieux gardés ne sont-ils pas les plus en vue ? Comment devenir adulte sans abandonner l’enfant en nous ? Et si la famille était la plus grande inconnue ?

Anna était une bonne épouse. La plupart du temps. Anna, une Américaine de trente-sept ans, est une épouse apparemment parfaite. Son mari suisse travaille dans une banque d'affaires et elle s est installée avec lui dans une riche banlieue de Zurich où elle élève ses trois enfants. Cependant, malgré les apparences d'une vie confortable, Anna, coupée de ses racines, s'ennuie dans cette Suisse si différente de son pays. Incapable de communiquer avec un mari de plus en plus distant, elle se tourne vers la psychanalyse, et se surprend à chercher un épanouissement sexuel avec d'autres hommes. Mais mettre fin à ces relations devient de plus en plus difficile et elle commence à perdre le contrôle. Au moment où la frontière entre passion et moralité s'estompe, Anna découvre qu il n y a pas de retour possible. Intime, intense, écrit avec le tranchant d'un couteau suisse, le roman de Jill Alexander Essbaum dissèque le mariage et interroge la sexualité. "Après Madame Bovary et Anna Karénine, Essbaum montre qu on n'en a toujours pas fini avec les histoires de « bonnes épouses ». Magistral." - Publishers Weekly

Los Angeles, années 80. Lors d'une soirée dans une villa, une jeune femme de 17 ans assassine un célèbre réalisateur de films... Condamnée à 25 ans de prison, Kelly n'a jamais donné la moindre explication à son acte. Elle perd sa liberté et sa jeunesse, mais garde ses secrets. Où commencent les mensonges et où s'arrête la vérité ? Un thriller glaçant...

1 commentaire:

  1. Re-Vive L'Empereur me fait penser à Il Revient, où Hitler revenait à notre époque actuelle. Bon, forcément, l'histoire sera un peu différente.^^ En l’occurrence j'avais eu du mal à rire de Il Revient... Mais Re Vive l'Empereur pourrait me plaire. Je vais attendre de voir les premiers retours... ^^

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