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jeudi 17 novembre 2016

Popcorn melody (♥) écrit par Émilie de Turckheim - Éditions Héloïse d'Ormesson

Titre: Popcorn Melody
Auteur: Émilie de Turckheim
Genre: Contemporain
Nombre de pages: 208
Date de sortie: 20/08/2015
Prix du livre papier: 18€00
Prix du livre numérique: 14€99
ISBN: 978-2-35087-328-2
Editions: Héloïse d'Ormesson


Synopsis:
Tom Elliott tient une supérette dans un trou perdu du Midwest. Malgré les rayons désespérément dégarnis, les clients défilent du matin au soir. Ce succès, Tom le doit au fauteuil, devant la caisse, où chacun s’assoit pour livrer ses secrets… Jusqu’au jour où jaillit du trottoir d’en face un fabuleux hypermarché climatisé. Comment combattre un concurrent si déloyal ? Tom n’a que deux armes : sa folie douce et son amour de la poésie.
Au cœur des terres ardentes des Indiens des Plaines, Popcorn Melody porte un regard fantasque sur la quête du bonheur dans nos sociétés d’abondance.


Mon avis:
Pas convaincue par cette lecture sans grand intérêt.

Ma note:

Vous l'avez lu ? Notez-le:

Mes ressentis:
J'ai trouvé Popcorn melody sur la table des livres "faciles à lire - qui donnent le sourire" dans la médiathèque de mon quartier. J'ai fait confiance à ma bibliothécaire, j'avais envie d'un bon roman, d'un livre qui ne me prend pas la tête et d'une jolie histoire qui me laisserait un bon souvenir... Est-ce que Popcorn melody a été à la hauteur de mes attentes ? La réponse est clairement : non !
Je n'ai tout simplement pas du tout adhéré à la plume d'Émilie de Turckheim. J'ai trouvé son style très particulier, ses personnages sont trop loufoques et ne sont pas du tout attachants, ils ne m'ont d'ailleurs pas particulièrement intéressée. L'histoire aurait pu être touchante si elle avait été présentée d'une autre façon, malheureusement, elle m'a laissé complètement sur la touche. L'auteure a inséré des petits morceaux de poésie ici et là dans son récit, l'idée de base était bonne, mais ça ne l'a pas fait pour moi, que voulez-vous ?!

►Popcorn melody n'a pas été un bon choix, c'est un roman qui n'est tout simplement pas pour moi. Les seules choses positives sont à mes yeux : la couverture que je trouve jolie et qui m'a fait penser aux séries américaines ainsi que le résumé qui est très plaisant (dommage que ce sont les seules lignes qui valent la peine d'être lues).
Vous l'aurez compris, je vais conclure en vous déconseillant fortement cette lecture, passez votre chemin amis lecteurs, d'autres titres plus plaisants vous attendent dans le catalogue des Éditions Héloïse d'Ormesson. Faites le bon choix 😉


Les premières lignes:
C’était un de ces matins d’été où le soleil, au fond du désert, bondit de la ligne d’horizon et monte au ciel d’un coup, chauffant à blanc les premières heures qu’on rêverait fraîches, bégayant de nuances, moins que jaunes, moins que brunes, moins que beiges, comme si les teintes aussi s’éveillaient doucement et fonçaient, gagnaient lentement en éclat et en dureté, pour atteindre leur couleur bête et sans mystère sur les coups de midi. L’homme est entré en courant dans mon petit supermarché, absolument saoul. J’ai ouvert l’annuaire téléphonique et j’ai noté sur une page au hasard:
Courant puant
Le jour se leve triste comme une pierre
Sur un Indien
Il s’est effondré devant ma caisse enregistreuse, en travers du fauteuil. Son visage suintait le Dry Corny, un tord-boyaux local à base de maïs fermenté. Comme il ne bougeait plus, j’ai cru qu’il s’était évanoui sur mon fauteuil en cuir brun, imprégné d’huile de pied de bœuf, tout élimé, sali d’une vieille trace de sang en forme de cœur, quand il s’est redressé bien droit, a ordonné en tailleur ses fines jambes, et sans même ouvrir les yeux, d’une voix ankylosée par l’alcool: «Vas-y, paroles!» Je lui ai avoué que moi-même, je n’étais pas un grand bavard, mais que s’il avait envie de me parler de quelque chose, de la nuit blanche qu’il avait passée, de ses soucis, il avait choisi le meilleur endroit de Shellawick pour poser ses fesses. Il avait une clé de sol tatouée dans le cou, mal faite, baveuse, le genre qu’on se bricole en prison avec un stylo et une aiguille. Je lui ai demandé s’il était musicien et il a aboyé: «Paroles! Toi! Paroles!» C’est seulement à cet instant que j’ai remarqué un grand couteau à manche de métal et de corne, dont il faisait glisser la lame le long de son poignet, sous sa manche, et qui ressortait étincelante, comme s’il l’avait briquée. J’ai glissé la main au fond d’une poche et j’ai senti sous mes doigts la pierre lisse qui vivait là, et sa douceur, sa tiédeur, sa forme familière m’ont immédiatement apaisé.
L’Indien – le Grandpa comme on dit dans le désert – s’est lancé dans un discours pâteux, incompréhensible, où revenait sans cesse une histoire de bêtes massacrées – soixante millions de bêtes massacrées. Il accompagnait sa tirade cotonneuse de rapides gestes circulaires au bout desquels la lame devenait transparente. Je fouillais l’air des yeux pour la voir tourbillonner autour de lui, mais seule une étincelle s’allumait par intermittence dans le vide. Plus il parlait, moins le Grandpa semblait saoul. J’ai compris qu’il s’appelait Okomi, qu’il voulait que j’écrive les paroles d’une chanson pour son groupe de musique composé d’un flûtiste, d’un joueur de crécelle et de tambour, et de lui-même, qui chantait et jouait du hochet. Il a sorti de sa poche une sorte de maracas à tête de cuir et l’a agitée dans l’air, par saccades. Elle semblait remplie de clous et j’ai su, sans réussir à capturer mon souvenir, que j’avais déjà entendu ces secousses granuleuses quelque part. Il a crié que je devais fermer les yeux et écouter le martèlement des sabots sur la prairie… Il a rangé le hochet et m’a dit qu’à Tahoneck, on lui avait parlé de moi, on lui avait assuré que le type de la supérette de Shellawick était écrivain. Okomi était parti à 5 heures du matin de Tahoneck et avait traversé 14 miles de désert noir à pied, une bouteille de Dry Corny dans une poche et un couteau dans l’autre. Il avait fait tout ce chemin pour me rencontrer. Un peu bêtement je lui ai dit merci. «Toi, t’écris des poèmes, des pas longs.
– Ouais… Dès qu’un client passe la porte, j’écris trois lignes sans réfléchir. J’les écris dans un annuaire téléphonique… J’aime bien écrire sur quêque chose de déjà écrit. Mes poèmes, c’est des espèces de haïkus, c’est pour attraper les trucs au vol.
– C’est bien. Écris les paroles.»
Il tenait son couteau par la lame et me menaçait avec le manche.
«D’accord, mais tu veux qu’elle parle de quoi, ta chanson?
– Travail à l’usine.
– Le travail à l’usine? T’es sûr? Ça va plaire aux gens, ça ?
– Ça va leur plaire.
– Tu préfères pas aute chose… Sur l’amour? Sur les chagrins d’amour? “Reviens, bébé, j’ai l’blues”…
Tu sais, 90% des chansons disent “reviens, bébé, j’ai l’blues”… Le travail à l’usine, ça peut pas faire une chanson…
– Travail à l’usine.
– C’est ta chanson, l’ami!»
* Pour en lire plus, c'est ICI *

Quelques mots sur Émilie de Turckheim:

Née en 1980, Émilie de Turckheim publie à vingt-quatre ans Les Amants terrestres. Son expérience de visiteuse de prison lui inspire Les Pendus (2008) et Une sainte (2013). Elle reçoit le prix de la Vocation pour Chute libre (2009) et le prix Roger Nimier pour La Disparition du nombril (2014). Popcorn Melody est son huitième roman.

Bibliographie:

Quelques liens indispensables:

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