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mardi 30 août 2016

Ce qui ne nous tue pas... (♥♥♥) écrit par Carole Declercq - Éditions Terra Nova

Titre: Ce qui ne nous tue pas
Auteur: Carole Declercq
Genre: Historique
Nombre de pages: 320
Date de sortie: 19/08/2015
Prix du livre papier: 18€00
Prix du livre numérique: 
ISBN: 978-2-8246-0649-1
Editions: Terra Nova


Synopsis:
1944, pendant l’Occupation. Les Français vivent désormais dans l’espoir d’un débarquement allié et l'inquiétude gagne l'armée allemande, accentuant les crispations et les duretés perpétrées contre la population française. Maximilian von Wreden, officier du Renseignement allemand, est en poste à Paris depuis quelques mois quand il rencontre Marianne, une étudiante en philosophie de vingt et un ans. Sa peau est douce, ses lèvres sont tendres, elle réussit à apaiser ses démons intérieurs. Ce que Maximilian ne sait pas, c'est que la jeune femme travaille en réalité pour un réseau de résistants. Elle a volontairement été jetée dans la gueule du loup pour le séduire et lui soutirer des informations sensibles. Pour elle, il est d'abord l'homme à abattre. Mais pas seulement…
Dans le feu de l’Histoire, le destin d’un homme et d’une femme que tout sépare.

Mon avis:
Je remercie les Éditions Terra Nova pour cette lecture ainsi que l'agence LP Conseils pour leur confiance.

Ma note:
Le style de l'auteur : 3/5
Les personnages : 2/5
L'intrigue : 4/5

Vous l'avez lu ? Notez-le:

Informations:
Ce roman contient 16 chapitres

Les plus, les moins :
+La plume de l'auteure (même si...)
+Un sujet intéressant et peu évoqué
+Certains éléments de l’histoire sont surprenants
-Les personnages
-La fin légèrement surréaliste, mais pourquoi pas ?... 

Mes ressentis:
Ce qui ne nous tue pas... est un roman qui évoque à sa façon la Seconde Guerre mondiale. Nous voici plongés, une fois de plus, dans ces années qui inspirent tant d'auteurs ! Le gros point positif de ce livre est qu'il traite d'un sujet peu évoqué jusqu'ici : l'amour (sincère) entre une résistante et un Allemand.
Nous faisons la connaissance de Marianne, une jeune femme vivant à Paris, elle va avoir pour mission de séduire Maximilian von Wreden, un officier du renseignement allemand. Marianne va tout faire pour mettre en confiance Maximilian, elle va se donner corps et âme, faire languir l'officier, le charmer, le rendre amoureux, pour mieux l'affaiblir, le manipuler, le trahir, le détruire... Jusqu'où la résistante est-elle prête à aller pour défendre ses idées ? La réponse se trouve dans le livre, mais ce que je peux déjà vous dire, c'est qu'elle va vite être prise à son propre piège !
C'est avec une plume simple et fluide que Carole Declercq nous embarque dans une histoire haletante. J'ai aimé son écriture, par contre, je regrette le décalage qu'il y a entre l'époque et les mots employés tout au long du récit. Je n'ai pas eu l’impression d'être en 1944 et le style trop moderne de l'auteure ne colle pas toujours avec son roman. Dommage !
Tout au long de ma lecture, un tas de questions se sont bousculées dans ma tête, difficile d'imaginer le courage et le combat de cette femme face à la peur, aux sentiments et à l'amour. La tension est palpable à chaque page tournée, l'histoire est prenante et intéressante et j'ai frissonné aux côtés de l’héroïne à chaque moment partagé avec son Allemand.
Si Marianne m'a touchée, Maximilian lui, m'a vraiment rebutée. Je n'ai pas du tout été séduite par ce personnage et ne comprends pas vraiment ce qui a pu faire que Marianne tombe amoureuse de lui. Il est froid et bourru, aussi bien dans l'intimité qu'en public. J'aurais aimé que l'auteure fasse de Maximilian un être plus attachant, plus affectueux, afin qu'on soit plus abattu par ce qui lui arrive à la fin du livre, même si on ne peut rester totalement indifférent et insensible...
Impossible de ne pas avoir une pensée pour Suite française écrit par Irène Némirovsky, puisqu'ils ont tous les deux un point commun : le combat et la survie des femmes en 1944. Deux récits étonnants !
►En bref, Ce qui ne nous tue pas... est un roman fort qui se passe lors de la Seconde Guerre mondiale. Comme le montre la couverture, l'histoire est plus ciblée sur une romance entre une résistante et un Allemand, un amour interdit donc... de ce fait, ne vous attendez pas à lire un livre très documenté sur cette période de notre histoire, vous serez déçus, en revanche, les sentiments amoureux sont assez bien décrits, le récit est singulier et la fin est surprenante (surréaliste aussi), j'en garde un bon souvenir. C'est un premier roman et ça se voit, mais l'ensemble est agréable à lire et les petites imperfections s'oublient vite pour ne garder que le meilleur.
Un titre à mettre dans votre wish-list de cet hiver si le sujet vous interpelle !

Les premières lignes:
Le 12 mai 2012, Sebastian von Wreden assista au match du Bayern contre Chelsea à l’Allianz Arena. Il avait envoyé Dave chercher des bières et des chips avant que le match ne débute. Lorsque Dave revint, avec des bocks énormes améliorés de schnaps et ruisselant de froid, il en saliva, l’œil allumé, et se détendit en croisant ses mains sur sa nuque. Il avait envie de passer une bonne soirée après avoir raté son examen de biochimie avec une mention rarement accordée jusque-là dans le milieu universitaire : Nul avec les félicitations du jury pour ce déploiement d’efforts inutile. Il soupçonnait Fraulein Koch, son professeur de génétique, une vieille fille acariâtre, d’avoir elle-même rédigé l’appréciation. Elle le considérait comme un spécimen de fin de race peu ragoûtant. Bea, la jolie blonde qui lui servait de copine, lui tripotait la cuisse avec un regard énamouré plein d’une consolation qu’il était disposé à recevoir un peu plus tard, selon l’humeur. Elle se récria en goûtant la boisson.
— Merde, Dave, tu le fais exprès ! Sebastian ne tient pas le schnaps mélangé à la bière !
Elle avait raison. Cela devait tenir à une réaction chimique particulière, car, en dehors de ça, il pouvait en siffler une demi-bouteille sans sourciller.
En sortant, après la victoire du Chelsea, deux ou trois profils de nazillons se mirent à regarder la colonne vertébrale de Béa avec insistance. Il importait peu de savoir s’ils étaient anglais ou allemands : ils étaient à mettre dans le même sac. Même bobine, même quotient intellectuel. Sebastian était passablement éméché. Il repéra leur petit manège et tenta de les circonvenir d’un regard. La focalisation fut trop hasardeuse pour les arrêter dans leur entreprise. Il n’eut d’autre choix que de foncer quand l’un d’eux, avec l’objectif manifeste d’en découdre, le bouscula en le qualifiant, avec le
vocabulaire exquis qui caractérise cette frange délicate de la population, de tafiole à cheveux longs.
Résultat des courses : Sebastian se retrouva, deux minutes plus tard, sur le sol luisant de pluie, complètement sonné. Le sang battait à grands coups sourds dans ses oreilles et il entendait une voix aiguë hurler et dominer la rumeur. C’était celle de Bea. On se fait toujours des remarques idiotes
dans les moments graves. Il n’échappa pas à la règle et se dit qu’elle pourrait se reconvertir sans déshonneur comme soprane légère au Bayerische Staatsoper plutôt que de s’entêter à vouloir devenir psychanalyste – il la pratiquait assez souvent pour savoir que sa propre analyse de fin d’études la rendrait sans doute démente. Dave, qui tenait la bière au schnaps, lui, organisait déjà les secours, et Sebastian se retrouva au centre hospitalier universitaire en deux temps trois mouvements. Trois côtes cassées, le nez amoché et une prémolaire déchaussée. Rien qui engageait son pronostic vital. C’était rassurant en un sens. Il crut tout de même qu’il allait passer de vie à trépas quand l’infirmière lui murmura à l’oreille avec un bon sourire et l’intention évidente de lui faire
plaisir :
— Ne vous tracassez plus : nous avons prévenu votre maman. Elle arrive !
Madame la déléguée au gouvernement fédéral sur les questions d’écologie arriva donc vers vingt-trois heures. Elle se planta devant le lit de son fils, sans un mot. Alluma une cigarette en levant un sourcil provocateur en direction de l’infirmière.
— Madame ! Dans un hôpital...
L’arrivante l’attrapa gentiment par le bras et la poussa en dehors de la chambre. Tout juste si elle ne tira pas le chariot de soins devant la porte pour bloquer l’accès. Puis elle revint vers son fils qui, penaud, attendait l’orage avec l’impression d’avoir à nouveau trois ans devant ce monstrueux bloc d’autorité et d’égoïsme qu’il avait pris l’habitude de déranger le moins possible.
— Je prends trois jours, dit-elle d’une voix dangereusement assourdie. TROIS malheureux jours que je pense passer avec mon fils que je n’ai pas vu depuis cinq mois avant de retourner à Berlin. Au lieu de ça, tu te fais dézinguer après un match de foot par un groupe de nazillons. Tu n’en as pas marre de ne faire que des conneries ? Si je pouvais t’en coller une, là, tu vois, ça me ferait un bien fou ! Mais tu es déjà assez amoché comme ça.

Quelques mots sur Carole Declercq:
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Agrégée de lettres et de langues anciennes, Carole Declercq, est enseignante. Avec « Ce qui ne nous tue pas… » elle signe un premier roman d’une plume brillante et intimiste.

Bibliographie:

Quelques liens indispensables:

1 commentaire:

  1. Je l'ai justement emprunté à la médiathèque.J'ai hâte de le commencer maintenant.

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